Présentation du cycle

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La mégapole déliquescente de Mertvecgorod est le véritable héros des Chroniques de Mertvecgorod.

C’est pour cette raison que je parle de « cycle » ou de « série » mais pas de feuilleton : chaque roman est autonome – même s’il est relié aux autres par une vaste intrigue qui se révélera progressivement – et tous pourront se lire dans n’importe quel ordre.

J’ai toujours désiré créer un monde qui serve de terrain de jeu à mes fictions, un bac à sable où m’enfermer jusqu’à la fin de mes jours en emportant tout ce qui me passionne ou me fascine et dont je veux parler en littérature : le crime, la corruption, la violence, l’horreur organique, le fantastique, les rapports de domination, la névrose, la paranoïa, les complots, les monstres, la religion, l’occulte, les fantasmes, l’amour, le cul, les délires technologiques et sécuritaires, la chute.

Mertvecgorod, j’en connais la moindre rue, la météo, les ambiances, les odeurs, les couleurs, les lumières, l’histoire depuis sa construction. Ça fait quatre ans que j’explore chaque jour cette mégapole de sept millions d’habitants, post-soviétique et pré-apocalyptique, dévorée par la pollution, perdue dans la toundra, pourrie jusqu’à la moelle, criblée de surnaturel. La version russe du Los Angeles de Blade Runner. Le Londres de Jack the ripper déplacé à la frontière ukrainienne. Un cauchemar ballardien où Lovecraft et Barker attendent tapis dans l’ombre.

Les Chroniques de Mertvecgorod, « comédie inhumaine » violente et romanesque, traversent plusieurs époques, de l’écroulement de l’URSS juqu’à la fin possible de l’humanité, et dressent un vaste panorama du monde en décomposition qui est le nôtre.