Fiche Wikipédia de la RIM

La République Indépendante de Mertvecgorod (RIM) est un État d’Europe de l’Est, le 163e du monde par sa superficie (11 857 kilomètres carrés).

Sa population est estimée à 8,2 millions d’habitants en 2018, dont 90 % vivent à Mertvecgorod. La rim possède des frontières communes avec la Russie et l’Ukraine. Sa façade sud donne sur la mer d’Azov.

Sa capitale est Mertvecgorod, sa langue officielle est le russe et sa monnaie est le rouble de Mertvecgorod (₱).

1. HISTOIRE

1.1 Préhistoire et Antiquité

D’après les plus anciennes sources connues, les Daeva Baraiti (littéralement, en avestique, « les démons nous portent », ou « les démons comptent sur nous ») sont une peuplade Sintashta représentant une faction dissidente du zoroastrisme. Contraints au nomadisme, ils s’installent aux environs du quinzième siècle avant J.-C. sur le futur site de la rim, à l’époque une vaste région essentiellement marécageuse.

Après avoir chassé les tribus primitives vivant dans les environs, cette peuplade assèche une partie du terrain et y construit une cité appelée Zam-e Daeva (« la terre des esprits mauvais »). Celle-ci prend une grande importance politique, religieuse et économique. À partir de 500 avant J.-C. et jusqu’en 17 après, le peuple Daeva Baraiti domine la région et conquiert les territoires voisins.

Zam-e-Daeva devient alors la capitale d’un vaste empire dont la volonté de domination et d’hégémonie est totale, imposant en seulement quelques siècles une dictature théocratique à la brutalité sans commune mesure dans l’histoire de la région. La grande violence de l’armée impériale et le caractère sanglants des sacrifices humains imposés par les Daeva Baraiti sont tels qu’on en retrouve encore la trace dans des documents datant du onzième siècle.

Les pratiques religieuses des Daeva Baraiti s’éloignent de plus en plus du zoroastrisme pour se constituer en mythologie autonome. Peu de traces de ce panthéon sont parvenues jusqu’à nous, mais elles laissent supposer que ces nouvelles divinités ont en commun le fait d’être cruelles, capricieuses, puissantes et d’avoir une grande soif de sang. Les sacrifices humains prennent une place de plus en plus importante dans la société Daeva Baraiti.

Certains historiens émettent l’idée que l’expansion de l’empire Daeva Baraiti serait précisément la conséquence d’un besoin toujours grandissant de victimes à sacrifier.

En l’an 17 un puissant tremblement de terre, réplique de celui qui dévaste la Lydie au même moment, ravage la région et détruit la ville en quasi-totalité. Les Daeva Baraiti sont très durement touchés. Les famines et les pestes qui succèdent à cette catastrophe, à quoi s’ajoutent les révoltes de tous les peuples voisins qu’ils ont réduits en esclavages et souvent massacrés au cours de vastes sacrifices religieux, précipitent la disparition des Daeva Baraiti.

La région reste inhabitée pendant des siècles.

1.2 Naissance de Mertvecgorod

À partir de 860 les Vikings entament leur conquête du continent et fondent de nombreuses cités entre la mer Baltique et la mer Noire. Cette expansion marque le début de la dynastie des Riourikides, qui règne sur la Rus’ de Kiev (ou « Russie kiévienne ») puis la Moscovie de 862 à 1598, avant de perdre le trône à la mort du tsar Fédor Ier, lorsque Boris Godounov prend le pouvoir.

La construction de Mertvecgorod (littéralement, en russe, « la cité du cadavre ») débute en 1115, face aux ruines de Zam-e Daeva. Les deux cités sont séparées par un vaste espace marécageux (la future Zona), considéré comme maléfique et maudit.

La ville tire son nom des dizaines de milliers de squelettes découverts par les bâtisseurs dans des fosses gigantesques criblant sur des kilomètres le territoire autour des vestiges de Zam-e Daeva. Ces morts proviennent des sacrifices effectués des siècles plus tôt par les Daeva Baraiti.

Au fur et à mesure de leur découverte, les fosses sont rebouchées, la terre consacrée selon les rites de la religion nordique ancienne (plus tard ils seront consacrés à nouveau selon le rite orthodoxe) et les squelettes conservés dans de vastes ossuaires.

Mertvecgorod, au départ simple ville de garnison, se développe au fil des générations et devient une cité de moyenne importance : environ 90 000 personnes y vivent au dix-septième siècle. À titre de comparaison Moscou et Saint-Pétersbourg comptent respectivement à la même époque 200 000 et 300 000 habitants.

1.3 Développement et apogée

Au xiiie siècle Mertvecgorod connaît un important développement urbain et architectural, rendu possible par l’exploitation des routes commerciales ouvertes au cours du règne de Vladimir II Monomaque (1113-1125), permettant notamment de commercer avec Constantinople et, dans une moindre mesure, Novgorod.

Profitant de cette croissance économique, le voïvode Oleksiy Vichenskise distingue comme un grand bâtisseur de cathédrales. Il sera aussi à l’origine de la Grande Bibliothèque de Mertvecgorod, l’une des plus importantes de la région à cette époque, et qui selon la rumeur aurait abrité l’unique copie en cyrillique du célèbre Necronomicon.

1.4 Seconde destruction de la ville

En 1348-1349, deux catastrophes majeures frappent Mertvecgorod.

La ville est dans un premier temps ravagée par la deuxième pandémie de peste noire qui décime l’Europe jusqu’en 1352. Entre la maladie elle-même et ses conséquences indirectes (famines, émeutes), 30 000 habitants périront, ce qui représente près de la moitié de la population.

L’année suivante, un vaste incendie dont la cause reste à l’heure actuelle mystérieuse (toutefois les historiens penchent pour une origine accidentelle) embrase la ville pendant plusieurs mois.

1.5 L’union de Pologne-Lituanie et l’hetmanat cosaque

De 1363 à 1667, à l’instar de Kiev, Mertvecgorod fait partie de l’Union de Pologne-Lituanie qui devient, par l’Union de Lublin en 1569, la République des Deux Nations. À la fin du XVème siècle, Mertvecgorod adopte le droit de Magdebourg.

À la suite de la révolte des Cosaques qui frappe l’Ukraine et la Russie entre 1606 et 1773, en 1648, Stenka Razine fait une entrée triomphante dans Mertvecgorod où il cherche à établir un État indépendant. Cependant, la guerre avec la puissante armée russe devient très difficile et tourne rapidement à son désavantage. En 1667, le traité d’Androusovo met fin au conflit en incluant Mertvecgorod dans les territoires ukrainiens placés sous le protectorat de Moscou. Ces territoires seront incorporés par la suite à l’Empire russe.

1.6 Période moderne

À partir de 1889, Mertvecgorod connaît un nouvel essor grâce au chemin de fer et à la création d’une université de médecine qui acquiert rapidement une renommée importante. La ville se range du côté bolchévique le 30 décembre 1917, mais bientôt se trouve sur le front austro-hongrois et allemand et militairement occupée. Les occupants sont chassés par l’armée blanche en automne 1918. En 1919, pendant la guerre civile russe, la ville est brièvement occupée par les Français venus y soutenir les armées blanches. L’Armée rouge les chasse le 29 mars 1919, mais doit reculer en mai suivant. Ce n’est qu’en mars 1920 que Mertvecgorod se rend à la flottille rouge de la mer d’Azov. Le territoire est incorporé à l’URSS le 15 décembre 1923 et prend le nom de République socialiste soviétique de Mertvecgorod (RSSM).

1.7 Période stalinienne

Dans les années 1930 Staline prend la décision de transformer Mertvecgorod en ville-décharge. Il signe en 1935 le décret secret qui fonde le goulag de Mertvecgorod.

Au cours des vingt années suivantes, 500 000 prisonniers vivant dans des conditions extrêmes sont contraints de recycler ou incinérer les millions de tonnes de déchets produits par l’ensemble de l’urss et acheminés par trains et camions. Ils agrandissent également la ville, que Staline voulait aussi belle que Leningrad. Des dizaines de milliers de déportés y meurent. Mertvecgorod est alors une ville secrète.

Au cours de cette nouvelle expansion elle recouvre les ruines de l’ancienne cité daeva baraiti, sans pour autant empiéter sur la zone marécageuse totalement inconstructible qui sépare désormais la ville en deux parties distinctes. Ce vaste territoire devient au fil des années un mélange d’usines de traitement des déchets et de décharges légales et sauvages et prend son nom moderne de nejtral’naja zona en russe, c’est-à-dire noman’s land, généralement abrégé en « Zona » par les habitants eux-mêmes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale , Mertvecgorod est occupée par l’Allemagne nazie du 11 octobre 1941 au 25 septembre 1943. Les Allemands fusillent environ 30 000 habitants, envoient près de 90 000 jeunes gens et jeunes filles comme travailleurs forcés en Allemagne, déportent en camp de concentration 80 000 prisonniers dont la plupart ne survivent pas. Mertvecgorod est libérée par la 44e armée du front du sud de l’Armée rouge.

Mertvecgorod accède au statut de commune urbaine en 1939 et à celui de ville en 1953.

1.8 Période post-stalinienne

À la mort de Staline, en 1953, le pouvoir soviétique renonce au travail forcé, après avoir réprimé dans le sang les révoltes de déportés qui protestaient contre la dureté du système.

Mertvecgorod, gérée jusqu’en 1956 comme un goulag, devient alors une municipalité, mais demeure une ville interdite. Comme l’URSS a démantelé le camp, ses dirigeants doivent trouver un moyen de remplacer les zeks (prisonniers soviétiques) qui traitaient les ordures. Plutôt que d’investir dans la modernisation et l’automatisation, les autorités optent pour un système toujours basé sur la main-d’œuvre. Afin d’attirer des travailleurs volontaires dans cette région peu attractive, on propose des salaires beaucoup plus élevés que dans le reste du pays et des avantages en nature (billets d’avion gratuits, vacances plus longues…). De plus, les infrastructures offertes sont de bien meilleure qualité qu’ailleurs dans le pays, que ce soient des hôpitaux modernes, des garderies gratuites pour les enfants des travailleurs et des transports plus efficaces et fiables.

Après l’effondrement de l’URSS, au début des années 1990, Mertvecgorod devient la capitale de la RIM, nouvellement créée. Suite au traité de Minsk, La RIM intègre l’année suivante la CEI. Mertvecgorod devient alors en quelques années la première puissance mondiale en termes d’achat et de gestion des déchets ainsi que, dans une moindre mesure, un paradis fiscal.

2. GÉOGRAPHIE

2.1 Géographie physique

La rim est un pays d’Europe de l’Est. Elle partage ses frontières terrestres avec deux pays limitrophes : à l’ouest et au nord avec l’Ukraine, à l’est avec la Russie. Le pays mesure 167 km d’est en ouest et 71 km du nord au sud pour une superficie totale de 11 857 km2.

Il s’agit d’un pays relativement plat, constitué essentiellement de steppe et de toundra ne permettant pas d’agriculture ni d’élevage très développé.

Le réseau fluvial n’est pas très étendu. Le principal cours d’eau, le Vlikj (déformation du vieux slave velikij, qui signifie « large »), surnommé Ssaki (littéralement : « pisse ») par la quasi-totalité des habitants, passe par le sud-est de Mertvecgorod.

Au sud, la RIM s’ouvre sur la mer d’Azov.

Le climat de la majeure partie de la rim est continental avec des hivers froids et des étés chauds. Les températures diurnes moyennes à Mertvecgorod varient entre 5 °C et 15 °C au printemps, 15 °C et 25 °C l’été, 5 °C et 20 °C l’automne, -5 °C et 10 °C l’hiver. Les précipitations sont d’environ 750 mm par an.

2.2 Géographie administrative

La rim est divisée en 5 régions administratives – ou oblasti (singulier : oblast) – et une municipalité (misto) avec un statut juridique particulier, Mertvecgorod.

3. LA CAPITALE

Mertvecgorod est en 2023 peuplée par 7 256 987 habitants pour une superficie de 1 763 kilomètres carrés. Sa densité est de 4 116 hab./km2. Elle occupe environ 15 % de la surface totale de la rim.

Elle se subdivise en quatre zones (la Métropole, la Pointe, la Cité antique et les Quartiers sud) et quatorze secteurs nommés rajon (pluriel : rajoni).

La Zona s’étend sur plus de 12 000 hectares, soit 6 % de la surface totale de la ville. Si on considère que l’ensemble des sites (zones de triages, usines de traitements des déchets, décharges légales, décharges sauvages) forme un territoire ininterrompu, cela fait de ce territoire le plus grand dépôt d’ordures du monde.

Malgré la pollution, la maladie, la vermine et les fréquents accidents, les habitants les plus pauvres y vivent dans des bidonvilles. La population de la Zona est estimée entre 100 000 et 200 000 personnes.

D’après une étude menée par le Fonds mondial de recherche contre le cancer, la RIM compte 342,7 malades pour 100 000 habitants, ce qui la place en tête de liste des pays ayant le taux de cancer le plus élevé.

4. POPULATION

D’après le recensement de 2023, la répartition ethnique des citoyens de la rim (sur une base déclarative qui ne correspond pas nécessairement à la langue maternelle) est la suivante : « Russes » : 79,8 % ; « Ukrainiens » : 15,7 % ; « Autres » : 4,5 %. La classification « autres » comprend des minorités linguistiques comme les Bulgares ou les Moldaves/Roumains, ou bien religieuses comme les Juifs.

Le nombre de migrants sans-papiers n’est pas pris en compte dans ces statistiques. Ils sont estimés en 2023 à environ 30 000, avec une augmentation d’environ 2 000 par an.

Plus d’un million d’habitants de la rim ont quitté leur pays depuis 1992 avec pour destinations privilégiées : la Russie, la Chine, les États-Unis, l’Union européenne.

4.1 Langues

Le russe est la langue officielle mais onze autres langues minoritaires sont reconnues, dont l’ukrainien, qui est compris par la plupart des habitants de la RIM.

Le choix de l’anglais en seconde langue devient de plus en plus important. Dans certains quartiers, on trouve des minorités qui parlent exclusivement le polonais, le hongrois, le biélorusse ou le roumain. L’allemand qui jadis était une langue minoritaire a disparu presque complètement après la Seconde Guerre mondiale . Aujourd’hui, la langue allemande est surtout enseignée à l’université ; elle était considérée jusqu’en 2015-2020 comme une langue à usage commercial, sans doute la troisième langue étrangère enseignée après le russe et l’anglais, mais elle a été supplantée depuis par le chinois.

5. POLITIQUE

La Constitution de 1994, adoptée à la suite de la guerre d’indépendance de 1991-1993, définit la RIM comme une république présidentielle dans laquelle le président, en tant que chef de l’État, dirige la nation et le président du gouvernement dirige le gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le chef du gouvernement.

Le président est élu au suffrage universel pour une période de huit ans depuis 2018. Son mandat est renouvelable trois fois.

Le pouvoir législatif est représenté par l’Assemblée nationale.

La constitution de la rim garantit l’égalité de tous les citoyens devant la loi et l’indépendance des juges. Les procès doivent être publics et le droit de la défense est garanti aux accusés.

Les principaux partis sont le Parti nationaliste de la justice sociale (auquel appartiennent les actuels président et président du gouvernement), le Front de la révolution (traditionnellement allié du précédent) le Parti Ouvrier (principal parti d’opposition) et le Parti libéral indépendant.

Le président de la RIM est Vadim Romanovitch Glazkov (né le 13 octobre 1957 et réélu le 20 août 2026 pour son deuxième mandat).

5.1 Drapeau

Le drapeau de la rim existe sous sa forme actuelle depuis 1992. Il propose une variation sur le drapeau russe, avec, en lieu et place de l’ancien aigle impérial, le kolovrat, symbole de l’identité slave. La devise du pays est inscrite dessus : honneur et vertu.

5.2 Principales forces de l’ordre

La RIM présente la particularité de déléguer la surveillance de l’espace public et la protection des citoyens à des sociétés privées. Une douzaine de compagnies, détenues par des oligarques, se partagent ce marché très lucratif. Elles utilisent, au lieu d’agents de terrain patrouillant à pied ou en voiture, des drones qui quadrillent la ville à basse altitude et sont autorisés, en cas de flagrant délit, à intervenir (avec des armes létales dans les cas les plus graves).

Ces compagnies sont régulièrement pointées du doigt par la presse d’opposition en raison de la répartition très inégalitaire des drones selon les secteurs, accentuant ainsi le sentiment d’insécurité éprouvé par les habitants de certains quartiers.

La police d’État se répartit en Sécurité civile (Grazdanskaa Oborona), chargée de la protection spécifique des commerces, des biens et des personnes (dans la mesure où il ne s’agit pas d’un service public mais d’un service payant, certains observateurs internationaux l’assimilent à une forme de racket), police judiciaire (Ugolovnyj Rozysk), chargée des enquêtes administratives et criminelles et police politique (Miliciâ), qui remplit le double rôle de service de renseignement intérieur et de police politique.

6. ÉCONOMIE

Le pays tire ses principales ressources de la gestion et du recyclage des déchets internationaux, y compris biologiques et nucléaires. Une grande part de cette économie est souterraine.

Le trafic d’organes, aux mains du crime organisé, constitue une autre source importante de richesses.

La plupart des biens de consommation et des matières premières sont importés. Les principaux pays fournisseurs sont la Russie, la Chine et l’Inde et, dans une moindre mesure, les autres pays de la CEI.

Dès les années soixante-dix toute la partie nord de la ville se transforme en « Hollywood slave », attirant une population nouvelle en provenance pour l’essentiel des pays de l’Est. La production de films pornographiques représente plus de 75 % de l’activité des studios. Ce nouveau marché prend une part de plus en plus importante dans l’économie du pays.

À partir de 2018 la rim devient le plus gros fournisseur mondial, en nombre d’heures et en chiffre d’affaire, de webcams érotiques.

Du point de vue commercial, ses deux principaux partenaires économiques restent la Russie et la Chine, même si la RIM s’efforce de se tourner vers les pays de l’Union européenne géographiquement proches d’elle.

La monnaie nationale, le Rouble de Mertvecgorod (₱) a été introduite en 1993 et a contribué à créer un sentiment d’unité nationale, tout en assurant la fortune des oligarques qui se sont appropriés le monopole de la création monétaire (revenue depuis entre les mains de l’État).

7. TRANSPORTS

La rim ne possède pas un réseau de transport très développé endehors de Mertvecgorod. Quatre autoroutes mènent aux frontières ukrainienne et russe du pays et au port militaire secret d’Azov. Les voies ferrées sont exclusivement réservées au transport de fret ou militaire.

À l’intérieur de Mertvecgorod, la plupart des voies de circulation sont vétustes et inadaptées à l’importance croissante du trafic.

7.1 Métro

Le métro est le principal moyen de transport à Mertvecgorod.

Cinq compagnies concurrentes se partagent l’exploitation des 17 lignes principales et 121 lignes secondaires.

8. TOURISME

Mertvecgorod occupait en 2023 la dix-septième place en Europe par le nombre de visiteurs. On estime qu’un nombre important de ces visiteurs s’adonne au tourisme sexuel (la prostitution est endémique à Mertvecgorod) ou au tourisme médical, alimentant ainsi aussi bien la traite d’êtres humains que le trafic d’organes.

8.1 Ossuaire de la Zona

L’origine de cet ossuaire remonte à 1348, année où la peste noire frappe durement Mertvecgorod, tuant plus de 30 000 personnes.

En 1350, pour se prémunir d’une nouvelle catastrophe, une cathédrale est édifiée au centre approximatif des marécages. Les os des victimes de la peste y sont entreposés, ainsi que tous les squelettes des victimes sacrificielles des anciens habitants de la zone (les ossuaires sont détruits). Les premières mentions d’une décoration de cette cathédrale avec des os humains remontent au dix-septième siècle. Les ossements présentant un état de conservation suffisant sont blanchis, sculptés et utilisés pour construire calices, croix, lustres et autres éléments de décoration, qui finissent par envahir les murs et les plafonds de la cathédrale, pour un résultat « à la fois macabre et transcendantal et invitant le visiteur à une réflexion profonde sur la vie et la mort[1] ». On estime à 60 000 le nombre de personnes dont les restes ont été utilisés pour la décoration de la cathédrale.

Depuis 1962 l’échangeur principal des avtostradi 1 à 8, plus important nœud de circulation de la ville, utilisé par plusieurs centaines de milliers de conducteurs chaque jour, surplombe la cathédrale. Selon des rumeurs jamais confirmées par le gouvernement, cet emplacement résulterait d’une volonté expresse de l’architecte.

9. CRIMINALITÉ

En 2022 1 138 meurtres ont été commis dans la RIM. Avec un ratio de 14 homicides pour 100 000 habitants la ville se classe au trentième rang des pays les plus dangereux du monde.

Le trafic de déchets, le trafic d’organes et le scandale lié à ce que certains observateurs nomment un féminicide (mais ce terme reste contesté par les autorités locales) font régulièrement l’objet d’articles dans la presse internationale.

10. CULTURE

9.1 Cinéma et télévision

L’un des programmes de télévision les plus populaires de la RIM est une émission de téléréalité mettant en scène des candidats qui s’affrontent au cours de diverses épreuves et sont jugés par le public. Le vainqueur gagne le droit de subir gratuitement une opération de chirurgie esthétique de son choix. Il n’est pas rare que les gagnants demandent (et obtiennent) des modifications corporelles choquantes ou extravagantes. Les opérations sont filmées et retransmises en direct. Certains anciens candidats deviennent ensuite de véritables stars.

9.2 Religions

Les principales confessions du pays sont chrétiennes, essentiellement orthodoxe et dans une moindre mesure catholique.

D’autres confessions chrétiennes issues du protestantisme ou encore l’Église apostolique arménienne sont représentées, mais en très petit nombre, environ 1 %. L’islam réunit moins d’1 % des croyants et le judaïsme moins de 0,5 %.

De façon très marginale on observe quelquefois des résurgences scoptes.

Enfin, depuis la fin des années quatre-vingt, on constate le développement, principalement localisé dans le rajon 14 et au sein de l’industrie pornographique locale, d’une secte nommée Krasnaja Ruka (littéralement « main rouge ») et s’inspirant des théories complotistes liées au site archéologique d’Arkaïm, des khlysts (« flagellants »), de la magie sexuelle et du BDSM. Des rumeurs de pédophilie entourent Krasnaja Ruka, dont ni le nombre d’adeptes ni la localisation des temples ne sont connus. À ce jour aucune enquête officielle n’a été ouverte sur les activités de la secte, qui ne semble faire l’objet d’aucune surveillance ni interdiction particulière.

11. CODES

La République Indépendante de Mertvecgorod a pour codes :

• RIM, selon la norme iso 3166-1, alpha-2 (liste des codes pays) ;

• RM, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;

•. rim, selon la liste des Internet tld (Top level domain) ;

• RIM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;

• RIM, selon la liste des codes pays du CIO

Note de l’auteur : cette fiche Wikipédia composite et fictive emprunte en plus ou moins large part aux fiches – réelles – consacrées à l’Ukraine, la Russie, Kiev, Marioupol et Norilsk.


[1] National Geographic n° 171 du 29 novembre 2013.


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